Objectif zéro déchet : diminuer sa production de papier

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Il y a certains réflexes qui sont entrés dans notre quotidien : on fait attention avant d’imprimer un document, on utilise le verso des feuilles pour faire du brouillon…Beaucoup de factures et de relevés de compte sont aujourd’hui dématérialisés. Ce qui nous évite de les stocker et de les jeter lorsqu’ils sont obsolètes.

Mais il existe encore plein d’autres actions que l’on peut faire pour réduire la quantité de papiers jetés sur notre route…

Avez-vous déjà réfléchi à la quantité de papier que l’on consomme régulièrement et qui finit à la poubelle : publicités, catalogues, flyers, etc. Souvent on les jette machinalement, on ne s’en rend même pas compte. Ou alors c’est dans une poubelle dans la rue, du coup, cela ne parait pas si important… Mais si on se penchait un peu sur tous ces papiers qui envahissent les poubelles sur notre passage !

Petit tour d’horizon de ces déchets papiers et les actions faciles à mettre en place pour les éviter !

 

1 – Mettre un stop pub sur sa boite aux lettres

Une première action toute simple pour réduire sa production de déchets consiste à coller un stop pub sur sa boite aux lettres. Effet garanti !

Vous passez de plusieurs dizaines de prospectus de promo par semaine à… plus rien !

Pour trouver votre autocollant stop pub, renseignez-vous auprès de votre collectivité, de votre préfecture, de votre mairie. Vous pouvez aussi le télécharger et l’imprimer ici.

Et si vous n’en avez pas encore trouvé un « vrai », ou si ne pouvez pas en imprimer un, ne vous laissez pas arrêter par ce détail. Vous pouvez l’écrire au marqueur sur votre boite aux lettres, ou bien sur un papier collé dessus. Ce n’est pas parce que vous n’avez pas l’autocollant officiel que vous devez vous laisser envahir chaque jour !

C’est assez bien respecté par les distributeurs de prospectus.

Autre effet avantageux de cette méthode, c’est que vous ne recevez plus les catalogues de promo, et vous n’êtes plus incités à acheter juste parce que c’est en promo. Là c’est ma casquette minimaliste qui vous parle !

 

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2 – Ne plus accepter les journaux gratuits

Ceux-là nous les avons sous les yeux tous les jours, matin et soir, lorsque nous prenons les transports en commun. A tel point qu’on ne les voit plus. Ils font partie du décor…

Sur certains lieux de travail il y a même un présentoir avec tout un stock pour que les gens les prennent au passage. Chaque jour le stock se renouvelle… car ceux de la veille, obsolètes, sont partis à la poubelle.

Et si on arrêtait de participer à cet énorme gâchis en ne les acceptant plus ? On les laisse où ils sont, on les refuse poliment à la sortie du bus ou du métro.

Cela peut être un peu difficile au début. Il y a des habitudes que l’on peut avoir prises. On n’ose pas dire non à la personne qui les distribue… Et non, le prendre puis le laisser sur le siège du bus pour que quelqu’un d’autre puisse le lire après nous, ça ne compte pas ! Au final il sera mis à la poubelle quand même.

 

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Mais je ne serai plus informée !

Si on veut être « informé », ces journaux gratuits ne sont pas vraiment les seules sources que nous ayons à notre disposition. Aujourd’hui avec internet, on peut avoir accès à une quantité phénoménale d’informations. On peut s’abonner à des sites d’infos, à des pages Facebook, à des newsletter… D’ailleurs, je met informé entre guillemet car le vrai but de ces journaux n’est bien sûr pas de nous informer. Leur but est de servir de support pour la publicité (c’est d’ailleurs pour cela qu’ils sont gratuits).

D’ailleurs, je vous met au défi de vous souvenir d’une information vraiment intéressante que vous auriez lue dans un de ces journaux et nulle part ailleurs !

 

Mais je vais m’ennuyer !

Si on a juste besoin de s’occuper sur un trajet, on peut prendre un livre, cela sera beaucoup plus enrichissant que de se gaver le cerveau avec des informations jetables.

Mais on peut aussi juste accepter de ne pas s’occuper l’esprit le temps d’un trajet. Cela peut être bénéfique de décrocher parfois, juste laisser ses pensées vagabonder. Par exemple, j’aime beaucoup observer les gens autour de moi, dans les transports. J’y trouve de l’inspiration en matière de style : des choses que j’aimerais reproduire ou que je n’aime pas du tout.

Ou bien je profite de ces minutes pour dresser des listes sur mon téléphone (listes de courses, liste de choses à faire etc.).

 

3 – Être attentif à tous ces papiers auxquels on ne pense pas

Les prospectus publicitaires ne sont pas les seuls déchets qui entrent chez nous. Il y en a certains qui sont particulièrement insidieux, et dont je ne me suis pas méfiée tout de suite… Ce sont les flyers, les programmes culturels, les prospectus pour les parcs et attractions de la région…

Quand on veut faire des sorties, on va prendre tous les prospectus qu’on peut trouver pour les regarder tranquillement à la maison… Les flyers qui sont distribués dans la rue : on jette un œil dessus et puis hop, poubelle… Ou alors on le garde pour plus tard. Mais en ce qui me concerne, j’ai remarqué que si je veux des infos précises, j’ai le réflexe internet. Et même si j’ai le flyer sous le nez, je vais quand même chercher des infos en plus sur le net…

Si vous souhaitez garder une information, prenez-la en photographie, notez-la dans votre téléphone ou sur un calepin… Et laissez le prospectus à sa place. Vous envoyez le message qu’il sont en nombre suffisant, qu’il n’y a pas besoin d’en faire imprimer plus. Et vous avez un papier de moins à jeter.

Il m’arrive encore régulièrement de me faire avoir ! Je prend un programme des sorties du mois, je le feuillette, trouve une ou deux infos et après… Ben, poubelle… Le bon réflexe, c’est encore une fois internet selon moi. Mais surtout de bien réfléchir avant de prendre un document dans lequel on n’est pas sûr de trouver une info intéressante.

Et aussi, surtout, accepter de ne pas être au courant de tout ! Ce flyer que vous n’avez pas pris avait peut être une info hyper intéressante pour vous… Mais si vous n’aviez pas croisé le chemin de la personne qui le distribue, vous n’en auriez jamais eu connaissance de toute façon. Si vous n’étiez pas rentré dans cette boutique, vous n’auriez jamais vu ce présentoir avec toutes affichettes.

Bref, prenez du recul. Si vous loupez une information sur un concert, un vide grenier, un événement culturel… ce n’est pas la fin du monde. Vous aurez une autre info à un autre moment.

 

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4 – Diminuer ses commandes en ligne

Lorsqu’on commande en ligne, on ne reçoit pas uniquement l’objet commandé, on le reçoit dans un emballage carton. Souvent dans cet emballage, l’objet est maintenu en place avec du papier froissé, du papier bulle, des chips de polystyrène… Vous avez aussi une facture imprimée sur une feuille A4. Et en fonction de là où vous avez passé commande, vous avez aussi un catalogue, des échantillons, des bons de réduction…

Tous ces papiers et autres vont finir à la poubelle. Poubelle de tri sélectif évidemment, mais il y a quand même une quantité de déchet assez impressionnante générée lors d’un achat sur internet.

Ce que je fais : déjà je n’achète plus en ligne de produits « périssables ». Pour tout ce que je pourrais être amenée à racheter à plusieurs reprises, je privilégie l’achat en boutique. Cela comprend évidemment les vêtements et les cosmétiques. Cela m’évite de générer régulièrement les déchets liés à la livraison.

Je n’ai jamais commandé sur aroma zone par exemple (le temple de la cosmétique bio, écolo, etc.). Et étant désormais sensibilisée au zéro déchet, je sais que je ne commanderai jamais rien chez eux ! Je n’ai rien contre ce site en particulier, mais si je veux utiliser des huiles végétales, je vais les acheter en boutique plutôt que de me les faire livrer.

La tendance au naturel étant en vogue, les boutiques de cosmétiques naturels se multiplient. Il devient de plus en plus facile de se passer des achats en ligne.

Si je ne trouve pas le produit en boutique, je cherche une alternative (un produit similaire, une autre boutique). Je n’utilise la commande en ligne qu’en dernier recours. Et uniquement pour des produits dont je sais que je vais les garder longtemps (par exemple, mes casseroles en inox). Cela m’aide à mieux accepter les déchets générés.

 

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5 – Le cas des facturettes, tickets de caisse etc.

Pour ces papiers là, c’est un peu plus délicat.

On peut en avoir besoin pour suivre ses comptes. Ou bien pour vérifier le montant de ses achats.

Mais même si on arrive à s’en passer, ils sont tout de même produits à notre passage en caisse. Et même si on dit au commerçant de la garder, il sera mis à la poubelle du fait de notre passage en caisse. Personnellement, je considère que ce sont des déchets que j’ai produits, même si ce n’est pas moi qui les met à la poubelle.

Les seuls que j’aie réussi à éliminer pour le moment, ce sont ceux pour lesquels j’ai le choix : aux distributeurs automatiques. Je choisis systématiquement le retrait sans ticket.

Je fais mes comptes régulièrement et le fait de ne pas avoir ces tickets-là ne me pose aucun problème. Et lorsque j’ai besoin de garder une trace du montant débité, je la note sur mon téléphone.

 

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En conclusion

De manière générale, il s’agit surtout de ne pas accepter des papiers que l’on n’a pas choisis. Dans les exemples cités dans cet article, les papiers sont mis dans vos mains, ou dans votre logement sans que vous n’ayez rien demandé ! Ils vous sont imposés : dans la boite aux lettres, dans les colis, à la sortie du métro…

Reprenez en main votre liberté, exercez votre libre arbitre. Vous pouvez refuser de participer à ce système avec des actions toutes simples.

Pour prendre conscience du gâchis, réfléchissez en terme de durée de vie. Quelle est la durée de vie d’un prospectus ? Autrement dit, combien de temps va s’écouler entre le moment où vous le tenez dans vos mains pour la première fois et le moment où vous le mettez à la poubelle ?

Plus ce temps est court, moins ce papier a de raison d’être ! Et plus il me semble important de ne pas le faire entrer dans notre vie.

J’ai listé ici les sources de gâchis de papiers les plus flagrantes que je vois dans mon quotidien. Si vous en voyez d’autres autour de vous, n’hésitez pas à nous les partager en commentaires pour éveiller notre vigilance !

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